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BNY Mellon mise sur OpenAI pour démocratiser l’IA à l’échelle de l’entreprise

Une plateforme d’IA interne pour accélérer l’innovation

La Bank of New York Mellon (BNY Mellon) franchit une étape majeure dans sa transformation numérique en déployant une solution d’intelligence artificielle à grande échelle, basée sur les technologies d’OpenAI. Baptisée Eliza, cette plateforme permet à plus de 20 000 employés de concevoir et déployer des agents IA personnalisés, optimisant ainsi les processus métiers et améliorant l’expérience client.

L’IA au service de l’efficacité opérationnelle

Eliza s’inscrit dans la stratégie « AI for everyone, everywhere » de BNY Mellon, visant à intégrer l’IA dans l’ensemble des fonctions de l’entreprise. Les agents développés par les collaborateurs couvrent un large éventail d’applications :

  • Automatisation des tâches répétitives : Réduction des délais de traitement pour les opérations back-office.
  • Analyse prédictive : Amélioration de la gestion des risques et des décisions d’investissement.
  • Personnalisation client : Adaptation des services financiers aux besoins spécifiques des clients institutionnels.
  • Support interne : Assistance aux employés via des chatbots intelligents pour des requêtes techniques ou métiers.

Cette approche décentralisée permet aux équipes de créer des solutions sur mesure, sans dépendre systématiquement des équipes IT ou des data scientists.

OpenAI comme pilier technologique

BNY Mellon a choisi de s’appuyer sur les modèles d’OpenAI, notamment GPT-4 et ses dérivés, pour alimenter Eliza. Les raisons de ce partenariat incluent :

  • Flexibilité : Les modèles d’OpenAI s’adaptent à des cas d’usage variés, des plus simples aux plus complexes.
  • Scalabilité : La plateforme peut évoluer avec les besoins croissants de l’entreprise.
  • Sécurité et conformité : OpenAI propose des solutions adaptées aux exigences réglementaires du secteur financier (RGPD, normes bancaires).

La banque a également mis en place des garde-fous pour encadrer l’utilisation de l’IA, notamment des protocoles de validation des agents avant leur déploiement en production.

Un impact mesurable sur la performance

Les premiers retours d’expérience montrent des gains significatifs :

  • Réduction des coûts : Automatisation de 30 à 50 % des tâches administratives dans certains services.
  • Amélioration de la précision : Diminution des erreurs humaines dans les rapports financiers.
  • Accélération des délais : Traitement des demandes clients en temps réel grâce aux agents conversationnels.

BNY Mellon souligne également une meilleure adoption de l’IA par les employés, grâce à une interface intuitive et à des formations dédiées.

Vers une généralisation de l’IA dans la finance ?

L’initiative de BNY Mellon illustre une tendance croissante dans le secteur bancaire : l’IA n’est plus réservée aux géants de la tech ou aux départements spécialisés. En démocratisant l’accès à ces technologies, les institutions financières cherchent à :

  • Renforcer leur compétitivité face aux fintechs et aux acteurs digitaux.
  • Innover plus rapidement en s’appuyant sur l’intelligence collective des employés.
  • Répondre aux attentes des clients, de plus en plus exigeants en matière de personnalisation et de réactivité.

Cependant, des défis persistent, notamment en matière de gouvernance des données, de biais algorithmiques et de formation des équipes. BNY Mellon a d’ailleurs créé un comité dédié pour superviser ces enjeux.

Conclusion : Un modèle à suivre ?

Avec Eliza, BNY Mellon positionne l’IA comme un levier stratégique, accessible à tous les niveaux de l’organisation. Cette approche pourrait inspirer d’autres acteurs du secteur, à condition de relever les défis techniques, éthiques et organisationnels. Une chose est sûre : l’IA n’est plus une option, mais un impératif pour les entreprises qui veulent rester pertinentes dans un paysage financier en mutation.

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